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Ramification des racines nodales primaires du mais (Zea mays L.). Donnees de structure et de cinetique

Ce travail a pour but de caractériser les paramètres descriptifs de la structure et de la cinétique de ramification des racines nodales primaires du maïs. Chaque fois que cela a été possible, les déterminations ont eu lieu au champ, sinon en rhizotrons. Nous avons montré que chaque racine primaire est formée d’une partie ramifiée qui se prolonge en deçà de l’apex, par une «zone nue» a dont la longueur varie de 10 à 19 cm. À la base de la racine, à proximité du point de raccordement à la tige, existe une seconde partie non ramifiée b. La longueur de b, comprise entre 0,4 et 5,3 cm, se déduit du numéro de l’entre-nœud d’insertion de la primaire (noté E), à l’aide d’une régression sur les variables transformées en données logarithmiques. Les nombres de secondaires (appelées également racines d’ordre 2) par unité de longueur augmentent avec le rang E de la racine primaire porteuse. Ils passent de 6,5 ramifications/cm pour E2 à 16,0 pour E7. La variabilité sur les mesures, pour un nombre de répétitions important (compris entre 74 et 177) est d’environ 30%. Les taux de ramifications ont tendance à baisser légèrement avec la profondeur et sont significativement différents les 2 années d’étude. Par ailleurs, la proportion de racines d’ordre 2 qui s’allongent au-delà de 3 cm est relativement faible et significativement plus élevée en 1984 qu’en 1985. Pour ces 2 années, les pourcentages moyens de secondaires longues observés sur les différents entre-nœuds sont respectivement compris entre 20 et 31 % et entre 10 et 25%. Une primaire se ramifie dès que sa longueur est supérieure à «a + b». L’émission racinaire est localisée dans la zone de rhizogenèse située au-dessous de l’apex et de la zone pillifère. Elle est soumise à un double déterminisme : c’est le nombre de feuilles visibles qui détermine le début de l’émergence secondaire sur les primaires d’un entre-nœud donné. On observe un décalage de 2,2 phyllochrones entre l’émission foliaire et l’apparition des premières secondaires à un entre-nœud donné. Le front d’émission progresse ensuite le long de la primaire en fonction de la vitesse d’élongation de cette dernière.

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