Aptitude de plusieurs déchets urbains à fournir du phosphore aux cultures
On a caractérisé 5 boues résiduaires et un compost d’ordures ménagères, dont on a mesuré la biodégradabilité et desquels on a cherché à extraire le phosphore par des réactifs chimiques plus ou moins agressifs. On a également suivi la cinétique d’extraction, par du ray-grass, du phosphore de ces mêmes produits et des scories Thomas, en utilisant le phosphate monocalcique comme fertilisant de référence. Par comparaison à l’effet du phosphate monocalcique, l’efficience relative du phosphore des déchets urbains est décrite par une expression du type E = k tc qui rend compte de plus de 98 p. 100 des variations où : E représente l’efficience relative, en p. cent, t, le temps de contact entre les racines et la source de phosphore à l’intérieur de certaines limites, k et c étant des coefficients propres à chaque déchet organique. Les boues compostées avec de la sciure sont les plus rapides à céder leur phosphore à la plante, suivies par les boues physicochimiques ; le chaulage des boues digérées n’a pas sensiblement modifié leur comportement. Enfin, la plante n’utilise que très lentement le phosphore des ordures ménagères. Nous n’avons trouvé aucune relation d’utilisation commode entre la fermentiscibilité des ordures, le phosphore extrait par divers réactifs et celui extrait par la plante.
Accès au document
| Lien externe vers le document: |