Degradation et transformation d'un compost petrolier apporte a des sols battants et effets sur leurs proprietes physiques
La recherche réalisée visait à étudier le devenir d’un compost pétrolier après incorporation dans le sol et à apprécier sa valeur d’amendement. L’expérimentation a été effectuée au laboratoire sur 2 sols de texture limoneuse enrichis en compost selon une dose unique (40 t/ha). Les échantillons maintenus à une humidité constante (pF = 3) ont subi une période d’incubation de 9 mois. La biodégradation du compost a été appréciée par l’évaluation de la quantité de carbone dégagé sous forme de CO2 et par la comparaison des activités 14C naturelles en début et en fin d’expérience. Ces mesures ont été complétées par l’étude du fractionnement de la matière organique en vue d’estimer les quantités de carbone résiduel, extractible, humifié ou fixé à la matrice organo-minérale pré-existante. Le taux de minéralisation du compost incorporé à une alluvion sablo-limoneuse a été de 5 p. 100 et de 10 p. 100 dans le cas d’un mélange avec un limon décarbonaté (lehm). L’incubation a également entraîné un transfert partiel du carbone de la fraction insoluble granulométriquement fine vers la fraction soluble dans le pyrophosphate de sodium. Les effets d’amendement du compost pétrolier sont globalement faibles ; s’il améliore la stabilité structurale des sols en réduisant le degré de mouillabilité, il n’a pas d’effet significatif sur la sensibilité au tassement, le domaine de plasticité et la réserve utile en eau. La valorisation agricole d’un tel compost doit donc être envisagée avec prudence car sa toxicité n’est pas négligeable.
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